Hirrak Algérien 2019 : Proposition, Déclaration du 22 février

Voici une proposition pour combler ce qui me semble être un vide important dans la marche révolutionnaire du peuple algérien.

Il est évident que le plus grand acquis du peuple algérien depuis le lancement de la révolution du 22 février, a été de sceller une union qu’on pensait à jamais révolue, et qui n’a de cesse été empêchée et parasitée par la DRS, durant 57 ans, en ne lésinant sur aucun moyen de dissémination des mensonges, d’assignation de contre-vérités, d’intimidation et de répression.

Aujourd’hui, nous y voila. Un immense rempart, presque insurmontable, a été franchi par la masse critique de conscience collective du peuple. Certes, un jalon important dans la marche civilisatrice du peuple a été franchi, mais il demeure malheureusement encore insuffisant, car ne mettant pas ce peuple définitivement à l’abri des issues fatales qui peuvent être encore orchestrées par ce pouvoir profond qui ne veut lâcher prise.

Aujourd’hui, à Dieu ne plaise, si cette révolution devait stopper nette sous l’effet des coups de boutoir de cette contre-révolution, il ne subsisterait rien de concret sur le plan formel, qui pourrait garder trace de l’union du peuple, si ce n’est des slogans qui partiraient en fumée aussi tôt que la censure aurait laminer un maximum de captures vidéos, réduisant l’épaisseur de notre imaginaire triomphant à celle d’une peau de chagrin.

D’autre part, même si dans le fond, les slogans ont appelé à un changement positif et radical de la société et des moeurs politiques, il n’en reste pas moins, que le seuil minimal des principes fondamentaux de liberté, de justice et de responsabilité que pourraient partager tous les algériens, et qui sous-tendent l’éventail des slogans brandis chaque semaine dans les marches, n’est toujours pas clairement explicité.

Il devient donc assez urgent de réaliser une condition nécessaire pour materialiser cette union retrouvée du peuple après 4 mois d'efforts, d’abnégation et de marche, par une déclaration liminaire solennelle, exprimant le dénominateur commun des désidératas fondamentaux souhaités par le peuple, liant chaque individu à son égal. 

De plus, cette déclaration liminaire pourrait servir de faire valoir pour évaluer formellement si les conditions d’une entente transitionnelle sont réalisées ou pas, et si c’est effectivement le cas, cela faciliterait les discussions sur le dénouement final.

Je vous propose une mouture en 7 points de cette déclaration liminaire. Les points proposés doivent être exhaustifs de par leur généralité et peu nombreux. Cette mouture n’est pas une version définitive.
Ce n’est qu’une tentative qui a pour but de susciter l’adhésion à l’idée et l’enrichissement des points cités, avant de rendre une copie formelle qui pourrait recueillir l’adhésion du Hirrak et servir de plateforme de départ dans tous les processus fondateurs des nouvelles institutions de notre pays.

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Déclaration du 22 février:

    Dans ce pays, l’Algérie,

1/ Chaque individu est libre :

    - de ses pensées,
    - de ses dires,
    - de ses écrits.
    - de ses choix

2/ Chaque individu:

    - est responsable de ses actes,
    - est protégé par la loi.
    - est égal à l’autre dans ses droits et ses devoirs vis à vis de la loi

3/ La loi est librement définie par le peuple selon des processus démocratiques établis par ce dernier.

4/ Le peuple choisi librement tous les représentants qui agissent en son nom dans les institutions de l’état, et peut les révoquer.

5/ Le peuple est le dernier recours de la loi.

6/ Les pouvoirs institutionnels sont indépendants.

7/ Le peuple commande l’armée.

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Fin de la déclaration