Découverte du signal précis d'abstinence

La découverte du signal précis d'abstinence a été effectuée le 23 juin 2016 à Lausanne. Avant cela, les textes scripturaires ne nous permettaient pas de fixer, les 03 paramètres que sont la luminance, les limites de la diffusion horizontale de la lumière ainsi que le niveau des rougeurs, de manière simultanée, précise et reproductible, dont dépendrait la détermination du temps d'abstinence. A cause de cela une gabegie s'est installée se traduisant par la profusion tumultueuse et incontrollée de calendriers d'imsak et fajr, sans aucun fondement, laissant les fidèles impuissants et perplexes.

Dans cette confusion, ne restait que la possiblité d'avoir recours à l'observation scientifique du ciel proche pour essayer de déterminer le phénomène remarquable permettant de déterminer le signal précis d'abstinence. Le 23 juin 2016, après une longue nuit d'observation et de prises de photographies du ciel entre 03h23 et 05h36, et ce à raison de 3 photos par minute, le signal précis d'abstinence a été observé et identifié. Ce signal a été reproductible dans les observations du 04 juillet et du 07 août, dans des conditions imparfaites (le 04 juillet, photos enregistrées) ou parfaites (le 07 août, pas de photos enregistrés car non planifié).

Ce signal se traduit par la disparition de la ligne de discontinuité et de séparation entre 2 régions du ciel: la plus haute sombre, et la plus basse, blanche. La dispariation de cette discontinuité a lieu chaque jour à un temps différent. Cette disparition marque le début du fajr "essadiq" et la disparition du fajr "el kadhib".

Cette ligne de discontinuité possède des propriétés spatio-temporelles, qui sont résumées ci-dessous:

  • son élevation est fixe dans le ciel, chaque jour, même si elle peut varier à l'approche des différentes saisons, étant donné que le lever du soleil varie entre le nord-est et le sud-est.
  • cette ligne est indépendante de la variation de lumière occasionnée par la levée du soleil, sinon on la verrait à la tombée de la nuit, ce qui n'est pas le cas. Tout se passe comme si un objet optique surnuméraire dans le ciel (origine non encore élucidée?) attend chaque jour d'être dévoilé par la levée progressive du rideau sombre arcique, à des temps précis. Le 23 juin 2016, elle apparaissait à 03h38 et disparaissait à 04h05 (voir figures de monochromaticités différentes montrant l'apparition et la disparition de cette ligne entre 03h45 et 04h05).
  • cette ligne apparait à peine au début lorsque la luminance est faible et disparait lorsque l'augmentation de luminance réduit la visibilité au dessous du seuil. Le gradient vertical de luminance autour de cette ligne (soit, le contraste non normalisé à la luminance moyenne autour de la ligne) passe par un maximum.
  • l'apparition et la disparition de cette ligne, fait penser à un signal stop ayant une certaine largeur, qui était de l'ordre de 20 a 28' le 23 juin 2016.
  • il existe un couplage spatio-temporel reliant le temps de disparition de la ligne à son élevation dans le ciel. La disparition de cette ligne a lieu à la limite extrême de la largeur à mi-hauteur de la distribution gaussienne décrivant la variation temporelle du contraste de lumière (non normalisé par la luminance moyenne) dans la proximité immédiate de la ligne de séparation (voir coupure sur gaussienne verte). Si on considère d'autres régions dans le ciel, la signification mathématique de cette coupure perd son sens. La figure en noir et blanc marque les régions d'intérêt (ROI).
  • La modélisation mathématique du signal d'abstinence est nécessaire pour pallier aux erreurs systématiques liées aux seuils de visibilité de l'oeil. L'abstinence mathématique était validée à 04h05. Mais de manière conservative, nous la corrigeons en soustrayant 1' pour tenir compte des habitudes du fidèle.

En général, ces horaires sont fixées, considérant que le fidèle peut prendre 2' supplémentaires pour terminer de se nourrir (4h04+2').

Ce point précis peut être utilisé pour déduire les calendriers de imsak aussi précis, le long de l'année grégorienne, au lieu ou la mesure à été faite. L'extrapolation de cette mesure à d'autres contrées est possible et nécessite un développement additionnel.

 

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